La Recherche en lien avec le GEI

Laboratoires en lien avec le GEI

Les enseignants permanents du département GEI sont rattachés pour la plupart d’entre eux au LAAS-CNRS. De plus les chercheurs du LAAS-CNRS interviennent dans les formations ingénieur informatique/réseaux et automatique/électronique, en particulier en 5ème année, dans leur domaine d'expertise. Chaque année, des stages de fin d'études orientés recherche sont proposés par le LAAS-CNRS, pouvant ouvrir sur des thèses, dont la durée est en général de 3 ans.

 

Plus d'information sur les stages offerts au LAAS-CNRS

 

Plus d'information sur les thèses offertes au LAAS-CNRS

 

Certains enseignants sont aussi rattachés à titre individuels à l’ICA, à l'IRIT et au LPCNO.

Quelques Exemples de Domaines de Recherche

  • Des puces plus résistantes : L’A380 est le premier avion dans lequel l’usage du portable est autorisé, car les composants électroniques utilisés résistent aux ondes. Mais, dans un avion militaire du type A400 M, les puces peuvent être la cible d’agressions électromagnétiques et doivent être encore plus performantes. Alexandre Boyer, Sonia Ben Dhia et Etienne Sicard ont mis au point des méthodologies et logiciels permettant d’accélérer le développement de nouvelles puces en prédisant leur niveau d’émission et leur susceptibilité aux interférences. Des cours de formation continue sont aussi proposés.
  • Des objets qui communiquent mieux. Dans le cadre du développement de l’usine du futur et des smart cities, il devient nécessaire de développer de nouvelles architectures de communication mais aussi des logiciels capables de fournir les services nécessaires à l’exploitation des objets. Thierry Monteil développe une couche logicielle pour les objets connectés appelée OM2M (Open Platform for Machine to Machine), diffusé à travers le monde par la fondation Open Source Eclipse et utilisé à la fois en recherche, en enseignement et par l’industrie.
  • Une maintenance des avions facilitée : lorsqu’un avion atterrit brutalement, les structures peuvent être endommagées par des microfissures. Localiser celles-ci est un enjeu de sûreté majeur. Mais une surveillance  automatisée nécessitait jusqu’à présent le déploiement de kilomètres de câbles. Daniela Dragomirescu et son équipe ont conçu un prototype pionnier en Europe de capteurs qui communiquent sans fils et qui peuvent être intégrés à des patchs faciles à positionner. Un moyen de repérer en continu les défauts, un gain de temps considérable pour les équipes de maintenance.
  • Une meilleure sécurité informatique : La coexistence d’applications militaires et civiles dans les satellites, et  d’applications critiques et d’autres moins sensibles dans les avions, pose des problèmes de sécurité. Mais elle permet aussi des réductions de coût appréciables. Il est donc indispensable de concevoir des mécanismes de protection pour contrôler les interactions et pour maîtriser les risques associés. C’est l’objectif des travaux d’Eric Alata et Vincent Nicomette, en partenariat notamment avec Airbus.
  • Des alarmes ultra-sensibles : Elles ont protégé les tableaux de Picasso au Musée d’Orsay. Discrètes, sans fil, équipées de micro-capteurs sophistiqués, elles localisent tout mouvement anormal et préviennent les propriétaires par SMS en cas d’intrusion. La technologie de ces alarmes innovantes a été développée par Jean-Yves Fourniols et son équipe, en s’inspirant des micro-capteurs conçus par les airbags. Elle a été brevetée en partenariat avec la société Tag Technologies qui les produit aujourd’hui en série.
  • Des « pots de miel » pour espionner les pirates informatiques : En moyenne, un ordinateur connecté subit une attaque au bout de dix minutes. Les pirates agissent en bande, en s’aidant de robots. Et les ordinateurs infiltrés sont transformés en armes qui servent à des attaques groupées contre des organisations soumises à des
    chantages... Eric Alata et Vincent Nicomette ont conçu un « pot de miel », ordinateur d’apparence banale mais qui permet d’étudier les agressions. Leurs recherches intéressent beaucoup les responsables sécurité des entreprises.
  • Rééduquer la voix. Etienne Sicard, époux d’une orthophoniste, a mis ses compétences en traitement du signal au service de la rééducation des personnes souffrant de problèmes de voix et de parole. Il a inventé et mis au point un logiciel leur permettant de «voir » en temps réel et évaluer leurs productions sonores. Vocalab est devenu un best-seller, utilisé au quotidien par plus de 3 000 orthophonistes en France.

Master Recherche Informatique et Télécommunications

Tout en effectuant leur cinquième année d'études à l'INSA de Toulouse, les élèves ingénieurs de la filière Informatique et Réseaux  ont la possibilité de préparer et d'obtenir un Master Recherche en Informatique et Télécommunications (M2RIT) en suivant des enseignements complémentaires et en inscrivant leur projet de fin d'études dans une démarche de recherche, d’une durée de 5 mois minimum, avec une soutenance orale en Septembre.

Ce diplôme leur permet d'accéder à la sortie de l'école aux métiers de la recherche à travers la préparation d'un doctorat. Le Master M2RIT est co-habilité par plusieurs instituts de l'Université de Toulouse. L’accueil des étudiants en stage recherche s’effectue en particulier dans les laboratoires tels que l’IRIT , le  LAAS/CNRS et l’ONERA, ainsi que les centres de recherche et développements industriels.

Contact: Christophe CHASSOT (christophe.chassot @ insa-toulouse.fr), coordinateur INSA du Master M2RIT

 

Zoom sur l'initiation à la recherche

Dans le cadre des nombreuses activités pratiques intégrées à la formation,un projet long effectué en 4ème année constitue une initiation à la recherche pour les étudiants.

Les sujets, proposés par les enseignants-chercheurs ou des partenaires industriels, sont réalisés en autonomie par des groupes de 4 à 5 étudiants.

Ces projets incluent une étude bibliographique du domaine, une étape de conception et conduisent à une réalisation matérielle et/ou logicielle mobilisant des compétences scientifiques et techniques pluridisciplinaires.

 

Mise à jour E. Sicard Dec. 16